Musée de Jeanne d'Arc Exposition Universelle du Mérite 1Musée de Jeanne d'Arc Exposition Universelle du Mérite 2 Musée de Jeanne d'Arc - Exposition Universelle du Merite.
Avers : Jeanne d'Arc mène son armée dans Orléans.
Revers : Vue de la mosquée Al-Aqsa - Jerusalem.
Graveur : Johnson (Milan).
Diamètre : 67 mm.
Bronze doré.

Jeanne d'Arc en apparence si simple est animée d’une volonté farouche et d’une énergie peu commune. A partir de janvier 1429, elle tente de convaincre le capitaine de la place de Vaucouleurs de la laisser partir rencontrer le dauphin à Chinon. Son cousin Durand Laxart, qui avait accompagné Jeanne, témoigne que le capitaine lui avait demandé de ramener cette fille chez son père, après lui avoir donné une paire de gifles ! Peu importe ! Jeanne revient à la charge deux autres fois. Elle parvient à convaincre le capitaine lorsqu’elle lui annonce la défaite française de la journée des Harengs. Cette défaite venait de se produire. La nouvelle n’avait pas encore été divulguée. Cette annonce en avant-première impressionne le capitaine qui lui donne un équipement et une escorte.

Après avoir convaincu le dauphin à Chinon, Jeanne devient alors un authentique chef de guerre, pourvu d’une maison militaire avec un écuyer, un intendant et un héraut chargé de porter ses messages. Le duc d’Alençon, qui devint son compagnon d’armes, est ébloui par sa dextérité à monter à cheval et à manier la lance. Il lui offre même un cheval.

Très vite l’action de Jeanne se révèle puissamment efficace. Son armée réunie, elle part pour Orléans, défendue par le capitaine Dunois, surnommé le bâtard d’Orléans car il est le demi-frère du duc Charles emprisonné en Angleterre. Jeanne impose le respect et parvient, non sans mal, à prendre le commandement. En dix jours, elle abat les positions anglaises de l’est de la ville et dégage le pont sur la Loire, au cours de la journée des Tourelles, où elle est blessée. Cette victoire entraîne la levée du siège car le chef de la compagnie anglaise est mort au cours de l’affrontement. Du 8 mai au 18 juin, elle reprend les citadelles et les villes du bord de Loire. Le 18 juin, l’armée de Jeanne remporte sa première victoire en rase campagne. Depuis le début de la Guerre de Cent Ans, les défaites de Poitiers, Crécy et Azincourt avaient couvert de honte la chevalerie française. Patay est donc la revanche tant attendue qui redonne confiance et ouvre en même temps la route de Reims pour que Charles y soit sacré.

Jeanne mène la guerre d’une façon toute nouvelle, à une époque où la barbarie des combats avaient brisé les règles de la Paix de Dieu. Certes, les ribaudes et autres filles à soldat ne peuvent plus suivre l’armée. Des prêtres portant bannières récitent des prières et confessent les soldats. Les compagnons de Jeanne, de rudes routiers célèbres pour leurs rapines et leurs exactions (un des compagnons de Jeanne, Gilles de Rais, meurt pendu pour viol et pillage) lui vouent un respect qui frôle la vénération, ils doivent changer de mœurs et de langage en sa présence.

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