Jeanne_d_Arc_Blason_ville_d_Orleans

La prise de la ville par les Anglais risquait d'anéantir les dernières chances de Charles VII et de la dynastie des Valois. Or, la ville subissait depuis sept mois déjà un blocus de la part des généraux anglais Suffolk et Talbot aux ordres du régent, le duc de Bedford. Sa capitulation semblait n'être plus qu'une question de jours.

Jeanne d'Arc convainc le roi Charles VII de lui confier une petite troupe. Jean d'Aulon, un écuyer qui lui restera toujours fidèle, fait son éducation militaire. Quand elle se présente en avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision.

Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines : Étienne de Vignolle, seigneur de La Hire (qui deviendra le valet de coeur dans les jeux de cartes), Gilles de Rais (qui sera plus tard supplicié en raison de ses crimes sur des enfants et inspirera le personnage de Barbe-Bleue), le duc d'Alençon, Xaintrailles,... Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.

Jeanne d'Arc et sa troupe arrivent à point nommé devant Orléans. La Pucelle fait habilement entrer son armée dans la ville en évitant les Anglais et défile avec le Bâtard d'Orléans, comte de Dunois, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

La ville a été ceinturée de bastilles par les Anglais. C'est contre ces bastilles que Jeanne va diriger ses attaques. Après plusieurs sorties à la tête de ses troupes, elle oblige l'ennemi à s'enfermer dans ces bastilles. Les assiégeants deviennent, à leur tour, assiégés ! Le reste n'est plus qu'une question d'heures. L'attaque de la dernière bastille, le fort des Tourelles, commence le samedi 7 mai, au petit matin, après la messe habituelle.

La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule. Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et le bâtard d'Orléans s'apprête à donner le signal de la retraite.

Jeanne, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise. Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine. Mais Jeanne refuse le combat car ce jour est un dimanche. Le capitaine John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend très vite qu'il n'a plus rien à gagner s'il reste là. Il lève le siège et se retire. Succès sur toute la ligne.

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